L’école change et change par le haut…

Depuis plusieurs années, les associations mobilisées autour de la prévention de la violence et de la gestion des conflits à l’école travaillent ensemble et ont réussi avec le soutien de la Délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire et en particulier son directeur Eric DEBARBIEUX à rédiger un texte associatif et à le faire valider par l’Education Nationale. Ce texte intitulé « Formation des enseignants et des personnels d’éducation à la prévention des violences et à la résolution non-violente des conflits » est un programme que chaque ESPE/école supérieure des professeurs des écoles, chaque Académie, chaque Rectorat peut s’approprier pour le mettre en œuvre dans le cadre de la formation initiale et continue des personnels scolaires.

A cette fin, une Université des Associations a été organisée à l’ESEN de Poitiers / et destinée aux prescripteurs de formations les 10 et 11 mars 2015.

Je me suis réjouie d’y intervenir et d’être la première intervenante de la première table ronde. Dans mon propos introductif j’ai indiqué que « j’avais le sentiment de vivre un moment historique, que quelque chose était entrain de bouger au niveau de l’Institution scolaire… » Mon intervention portait sur la transmission des compétences psychosociales ou savoirs être et savoirs faires nécessaires pour vivre et apprendre avec et parmi les autres. Ces compétences psychosociales, transmissent depuis longtemps au Canada et dans les pays anglo-saxons ont du mal à prendre leurs places dans l’espace scolaire français entièrement occupé par les programmes didactiques. Or il s’agit d’introduire ces compétences dans les programmes et non de concevoir un programme spécifique pour les compétences psychosociales qui s’ajouterait aux programmes déjà existants.

Je me suis réjouie aussi de voir que les démarches participatives proposées par les associations étaient très bien accueillies par les membres de l’Education Nationale présents.

Seuls petits bémols aux réjouissances, les membres de l’Education Nationale n’étaient pas des prescripteurs mais des IEN, CPE, enseignants… et les frais de transport et d’hébergement des participants, au nombre de 100, ont été totalement pris en charge par l’ESEN. À l’heure où les établissements scolaires ont parfois du mal à acheter du papier pour les photocopies, je trouve assez choquant de ne pas avoir eu à payer ma chambre d’hôtel.

Edith Tartar-Goddet