Vacances en groupe, une bonne occasion de voyager et de se rencontrer

Le groupe, composé d’une quinzaine de couples, se retrouve à l’aéroport de Bale / Mulhouse, quelques jours avant l’Ascension, pour embarquer vers Copenhague pour 4 jours. Chaque année l’OJPAN / Œuvre pour la jeunesse protestante en Alsace du Nord, dont le siège est situé au Liebfrauenberg à Goersdorf, organise un voyage « clé en main et à petit prix » de découverte d’une capitale européenne comprenant sur place, dans la mesure du possible, un lien avec une réalité religieuse ou spirituelle incarnée par des personnes et des communautés. L’action qui a maintenant une dizaine d’années est bien rodée et les participants ont plaisir à se retrouver aux guichets d’embarquements. La plupart sont de fidèles habitués de ces voyages mais des nouveaux, seuls ou avec des enfants, rejoignent le groupe ponctuellement ou durablement, attirés par la destination ou l’esprit du groupe.

Arrivés sur place, et une fois installés à l’hôtel ou dans le centre d’hébergement, l’équipe organisatrice donne quelques indications pratiques aux participants. Elle laisse chacun, chacune et chaque petit groupe organiser ses sorties comme ils l’entendent. Un regroupement, en général le matin au moment du petit déjeuner, permet les jours suivants d’échanger impressions et découvertes des uns et des autres ; de se donner des idées de visites ou de commenter telle ou telle manière de vivre observée chez les habitants.

La liberté est le maitre mot de ces voyages où des petits groupes se constituent durablement ou ponctuellement pour visiter la ville. Le choix d’un groupe (composé de 2 ou plusieurs couples) de passer la journée ensembles conduit chacun à exprimer ses souhaits et ses goûts, à prendre en compte ceux des autres et à s’ajuster aussi aux contraintes géographiques ou temporelles (heures d’ouvertures, distances, fatigue …) Car dans une journée il est bien souvent impossible de voir tout ce que le groupe aurait voulu faire.
Sur le chemin du retour vers la France, des amitiés se trouvent renforcées, des liens se sont affermis quand d’autres se sont créés et tous expriment le souhait de se retrouver l’année prochaine à Vienne, sans doute.

Ces vacances courtes et intenses ressemblent à un voyage organisé mais elles s’en distinguent par le fonctionnement souple car aucun parcours, aucune visite n’est programmée à l’avance. Elles se distinguent aussi du voyage entre amis ou en famille car les participants ne se sont pas nécessairement choisis ou n’ont pas de liens entre eux. Ils viennent pour des raisons diverses : pour l’appartenance religieuse du groupe, pour la destination, pour le coût plutôt modeste du voyage, pour passer du temps avec d’autres personnes, pour s’immerger dans une ville et dans une culture ou pour le charisme du pasteur qui porte chaque année avec bienveillance et humour l’organisation de ce projet.

La dimension spirituelle du voyage se décline dans la rencontre d’une communauté protestante ou de l’un de ses représentants. Lors du séjour à Budapest, un pasteur luthérien est venu passer une soirée avec le groupe pour échanger autour des valeurs européennes ; à Rome, Berlin et Amsterdam ce sont les communautés qui ont accueilli le groupe pour le culte dominical et le partage d’un verre ou d’un repas. Ces moments représentent un contact direct et précieux avec des habitants et permettent de vrais échanges qui sont rarement possibles lors d’un simple voyage touristique.

Je me réjouis longtemps à l’avance de ce voyage annuel que j’attends toujours avec impatience. Il me permet de vivre et de m’enrichir d’expériences que je ne vivrai pas toujours seule ou avec mon conjoint.
Il me permet, lors des rencontres avec les membres d’une paroisse, de confronter nos manières de vivre et de penser, d’interroger mes habitudes et de relativiser mes certitudes culturelles.
De plus, les voyages avec l’OJPAN élargissent mes horizons en toute sécurité, sans crainte des difficultés liées à la nouveauté ou à la langue étrangère car dans le groupe il y a toujours quelqu’un qui parle anglais et peut communiquer ou faire comprendre les besoins du groupe ou de l’un de ses membres en cas de nécessité.
Edith Tartar Goddet